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Vacances, chaleur, et voyeurs

On était en août, dans un petit village du sud, à dix minutes de la plage. Une maison de location avec piscine privée, en hauteur, vue sur les pins et les toits rouges en contrebas. Quatre couples, trentenaires pour la plupart, pas forcément amis à la base, mais tous partants pour une semaine de détente, d’apéros, de bronzette et de chaleur.

Le genre de vacances où les filles se baladent en culotte et débardeur, seins libres, corps huilés. Le genre de vacances où les mecs ne s’embarrassent plus de boxer la nuit. Où les conversations dérapent facilement, entre deux verres de rosé tiède. Où les regards traînent, sans honte, sur les cuisses, les décolletés, les bouts de fesses.

Moi, j’étais venu avec Camille. En couple depuis deux ans. Joli brin de femme, rieuse, pulpeuse, très à l’aise avec son corps. Elle adorait provoquer, sans jamais en faire trop. Ce matin-là, elle était sortie de la chambre juste en t-shirt, un t-shirt trop court, sans culotte. Fesses nues, fermes, bronzées. Elle s’était penchée pour prendre une bouteille d’eau dans le frigo. Le silence dans la cuisine avait tout dit.

À midi, tout le monde était autour de la piscine. Trois filles topless. Les mecs mataient sans se cacher. Camille lisait sur son transat, jambes écartées, une jambe pliée, le t-shirt qui remontait juste assez. Elle savait. Elle aimait ça.

En fin d’après-midi, alors que les autres étaient partis faire les courses, on s’est retrouvés à trois. Moi, Camille, et Thomas. Thomas, brun, musclé, regard franc. Célibataire. On le sentait un peu à part depuis le début. Plus discret, mais toujours là, à observer. Et Camille avait remarqué.

Je buvais une bière, allongé sur le canapé. Camille s’est levée, est allée dans la cuisine, a croisé Thomas. Elle s’est approchée, très près. Elle lui a pris la bouteille des mains, l’a regardé droit dans les yeux. J’ai vu ça depuis le salon. Je n’ai rien dit. Je n’ai rien bougé.

Elle est revenue vers moi, m’a embrassé. Puis elle m’a murmuré :

— Il n’arrête pas de me mater. Tu le laisses faire ?

Je l’ai regardée. J’ai haussé les épaules.

— C’est toi qui vois.

Elle a souri. Lentement, elle s’est agenouillée devant moi. A baissé mon short. A pris ma queue dans sa bouche. J’ai vu Thomas, dans l’angle, qui fixait la scène, debout, figé. Camille l’a vu aussi. Elle a continué à me sucer, avec des mouvements lents, profonds. Elle le regardait en même temps. Il ne bougeait pas. Sa main dans son short.

Elle s’est arrêtée. Elle s’est tournée vers lui :

— Tu veux regarder de plus près ?

Thomas a hésité, une seconde. Puis s’est approché. Elle m’a repris en bouche, pendant que Thomas s’asseyait juste à côté. Je sentais son souffle. Camille, à genoux entre nous deux, alternait. Ma queue, la sienne. Puis les deux. Elle jouait, riait, le regard lubrique.

Elle s’est levée, t-shirt encore plus remonté. Pas un mot. Elle est partie vers la chambre. On l’a suivie.

Dans la chambre, elle s’est allongée nue sur le lit, jambes écartées. Elle nous a regardés :

— J’ai chaud. Venez m’aider.

Thomas a plongé entre ses cuisses. Je me suis installé derrière, caressant ses seins, embrassant son cou. Elle haletait. Elle mouillait comme jamais. Ses doigts me cherchaient, elle voulait tout, maintenant.

On a baisé là, tous les trois, dans les draps encore frais du matin. Thomas en elle, moi dans sa bouche. Puis l’inverse. Elle se faisait retourner, ouvrir, remplir. Elle gémissait fort, sans retenue. Il faisait chaud, nos corps glissaient, claquaient. Les vitres embuées de sueur et de foutre.

Camille a joui la première. En tremblant, les jambes tétanisées. Puis Thomas. Je l’ai senti se crisper. Il a eu le réflexe de sortir, elle a tendu la main, l’a branlé vite, fort, a tout pris sur le ventre. Moi j’ai tenu encore un peu, elle m’a regardé :

— Viens.

Elle s’est mise à quatre pattes, trempée, tremblante. Je l’ai prise comme ça, fort, profond. J’ai joui avec un râle, agrippé à ses hanches.

On est restés là, trois corps épuisés, trempés, nus, allongés sans parler.

Puis Camille s’est levée, a remis son t-shirt.

— On va se baigner ? Les autres vont bientôt rentrer.

Thomas a ri, gêné.

— Sérieux ?

Elle a haussé les épaules, déjà dans le couloir.

— T’as mieux à proposer peut-être ?

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